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May 27, 2013

Rapport 2012 ASIP Santé : la plateforme digitale santé du gouvernement

ASIP

L’ASIP santé vient de publier son rapport 2012 permettant de mieux comprendre son activité durant l’année passée. Comme le reconnait l’actuel directeur Michel Gagneux, Force est de reconnaître que l’action de l’agence ne peut plus être, depuis la fin de l’année 2011, à la hauteur de ces finalités [NDRL :  mettre à la disposition des professionnels de santé les outils technologiques pour améliorer la qualité et l’efficience des soins et permettre aux patients de devenir les véritables acteurs de leur santé.]. Projet emblématique, le Dossier Médical Personnel (DMP) a été mis en service avec succès en phase de test dans quatre régions dès le début de 2011, mais son déploiement n’a pu être engagé. 

Cette agence nécessite dès lors plus de moyens et une implication complète de tous les acteurs santé du gouvernement.

Le rapport disponible ici : http://esante.gouv.fr/asip-sante/qui-sommes-nous/le-rapport-d-activite-2012-est-en-ligne, le démontre bien.

Comme souligné par Jeanne Bossi, les effectifs n’ont pas augmenté depuis 2008 contrairement “au champ d’action” que prend actuellement en compte ASIP santé. Ces champs se traduisent par la télémédecine, le dossier médical personnalisé, les applications…

Concernant le dossier médical personnalisé, le détail des frais lui étant imputéables (disponible dans un rapport rendu public), est précisé et expliqué : de plus fortes ressources auraient permis une réduction du coût budgétaire global, Jean Marie Bertrand “DMP a pâti d’un manque de pilotage par les instances publiques doublé de la faible mobilisation des acteurs de l’Assurance maladie, ce qui a passablement contraint l’organisation d’un parcours de soins coordonnés autour du patient”.

Comment se traduisent les actions de l’ASIP santé chez les professionels ?

Par exemple pour le médecin :

Le lancement global de la carte de professionnel de santé (CPS 3) : elle permet de s’identifier, d’alimenter et consulter le dossier de leurs patients, d’utiliser le système de messagerie électronique (MSSanté) pour communiquer avec leurs patients et enfin de signer électroniquement. Pour mieux apprendre aux professionnels à comprendre ces outils médicaux d’avenir, des formations sont mises à leurs dispositions sur le site : dmp.gouv.fr

Le rapport permet d’obtenir en détails les nombreuses actions mises en place que ce soit concernant les autres partenaires de santé, les établissements de santé, les soins à domicile ou les patients.

Un point primordial est soulevé par le rapport et sous-entendu dans la réussite de ces projets : la msanté ne pourra se faire sans un accord complet du patient. Un sondage mondial  menée par l’Economist Intelligence Unit (EIU) auprès de 1 000 patients, 400 médecins et 350 organismes payeurs en Afrique du Sud, Allemagne, Brésil, Chine, Danemark, Espagne, États-Unis, Inde, Royaume-Uni et Turquie a obtenu des résultats positifs et montre des attentes hautes de la part des patients pour améliorer le système de santé.

Ainsi en France ASIP santé travaille au quotidien pour améliorer sa communication en animant de nombreuses plateformes de médias sociaux (twitter, linkedin, google +), en créant des infographies permettant une compréhension facilité et enfin en communicant simplement sur ses actions.

Suite à un tel rapport, de nouvelles annonces ne devraient pas tarder…

Source : dmd.gouv.fr

May 20, 2013

Les nouveaux enjeux et les nouveaux entrants : la e santé

data

De nombreux produits ou services de substitutions ou complémentaires arrivent sur le marché de la santé notamment tout ce qui concerne le digital. En effet, les laboratoires pharmaceutiques produisent des médicaments et en cela la recherche et le développement ne pourra être remplacée par d’autres produits. Néanmoins, des services sont en train de se mettre en place et vont pouvoir apporter une valeur ajoutée et des services complémentaires pour que le bien-être du patient et l’optimisation de son traitement.
Ces services sont principalement par les évolutions technologiques.

  • Alors pourquoi un si grand succès vers ces nouvelles technologies ?

La réponse tient en une phrase : économie de coûts et optimisation du suivi patient.

Ces acteurs ont actuellement une importance toute particulière en ce qui concerne le suivi des malades. En effet, les assurances et mutuelles pourraient réaliser de fortes économies en suivant mieux la prise de médicaments par le patient. Comme nous avons pu le voir précédemment, parmi les grosses dépenses de remboursement se trouvent en première place les soins ambulatoires, ainsi que les soins hospitaliers. Or ces soins tirent en partie leurs causes, de l’arrêt ou d’une mauvaise prise dans un traitement. En mettant en place des suivis et des rappels, il a été démontré qu’au fil du temps les patients oubliaient moins la prise de leurs traitements et donc cela diminue les interventions lourdes (hospitalisations etc.) qui parfois nécessaires.
Une autre solution a été mise en place au Royaume Uni et est encore en phase d’expérimentation, cela consiste à mettre une puce permettant le suivi individuel de la prise de chaque médicament. Ainsi, si le médicament n’est pas pris, les mutuelles, assurances et les laboratoires pourront le savoir. Cela c à la fois un meilleur suivi des effets secondaires, ainsi une responsabilisation du patient. Ces solutions parmi tant d’autres pourront à l’avenir permettre de diminuer les coûts globaux que représentent les remboursements médicaux.

  • Le traitement massif des données : le big data

Tout d’abord, pour se recentrer en France le dossier médical personnalisé (DMP) est autorisé depuis 2008, son application a réellement été effective depuis 2010. L’objectif de ce dossier était au départ de fournir au médecin l’information la plus complète possible pour éviter les redondances de prescription. En août 2012, on comptabilisait 158 000 dossiers médicaux arriver à créer un système de partage des données de patients ayant un cancer pour optimiser leurs traitements.

De nombreux réseaux sociaux se mettent en place pour créer des communautés et permettre aux patients atteints de maladies rares de se sentir accompagnés : www.medhlep.org est une des premières organisations à avoir vu le jour sur internet ; il permet un meilleur partage des connaissances médicales, en liant plus plusieurs experts entre eux. Ils ont mis en place un répertoire de maladies et symptômes (plus de 1500) certifiées par des professionnels pour apporter des réponses certifiées au grand public. C’est aujourd’hui la plus large source d’information mondiale auto-enregistrée. www.WebMD.com est une autre source d’informations à visée médicale, elle cible plus le grand public et la santé du quotidien : l’alimentation, le fitness… Plus français, www.dmd-santé.com pourrait être un équivalent des deux précédents. Un réseau social à succès si l’on peut dire est représenté par www.patientslikeme.com, il permet de rencontrer et de communiquer avec des gens ayant les mêmes maladies ou traitements similaires. Ces réseaux sociaux ont pour but de rapprocher les patients, de les accompagner. Sermo est un autre réseau social permettant de répertorier les recherches médicales de professionnels, et les bonnes façons de faire. Inspire est le dernier des réseaux sociaux principaux, il relie les patients et les donateurs à plus de 70 partenariats faits avec des associations.

  • Les applications et site de services

De plus en plus d’applications apparaissent sur les smartphones comme étant des applications santé, ainsi que différents sites de service dits de santé. On observe un nombre croissant quotidien de start-up se lançant dans ces créations.
Néanmoins, si le changement arrive très rapidement, la législation pour le moment ne semble pas pouvoir aller aussi vite que ces start-up, et le danger pourrait être la transmission de mauvaises informations et ainsi mettre en danger la vie humaine. Les législations nationales devraient proposer des reconnaissances de sécurité sur ces nouveaux outils.
Leur essor se fait surtout aux Etats-Unis et au Canada où l’accès aux soins peut être très difficile du fait des territoires très étendus ; d’autre part, les soins dans ces pays coûtent très cher par rapport à un pays comme la France, où la sécurité sociale prend encore beaucoup en charge des coûts liés aux soins. Cela peut permettre de rassurer le patient, il faudrait néanmoins pouvoir les faire certifier.

Voici une liste non exhaustive d’applications que nous pouvons actuellement trouver :

  •  Mysugr réalisée pour les diabétiques pour leur permettre de mieux contrôler leur taux de sucre.
  •  Neurolocalizer est une application médicale pour aider à identifier les lésions neuronales lors de certains examens.
  •  VCath est une application pour s’entrainer avant des opérations liées au cerveau.
  •  Le BGStar (ou iBGstar) est un lecteur de glycémie développé par Sanofi pour obtenir un taux précis de son glucose sanguin.
  •  Mango Health est une application qui récompense les patients ayant suivi leurs prescriptions médicales à la lettre.
  •  Isommeil : une application pour mieux dormir
  •  Ma pharmacie Mobile : une application qui rappelle ses médicaments à prendre, permet une géolocalisation des pharmacies, et un outil de partage d’ordonnance
  •  iMediguide une application pour connaitre la notice d’un médicament
  •  Guid’Alim une application pour trouver immédiatement la composition alimentaire d’un produit
  •  Scanadu qui permet http://www.scanadu.com/ de reconnaitre rapidement certains symptômes « à la place du docteur »
  •  IClickCare qui permet à plusieurs collègues de la profession médicale de communiquer entre eux

  • Médecines naturelles & traditionnelles

Certaines médecines dites traditionnelles ont encore toute leur importance et suite aux derniers scandales ont même été un peu plus prisées car considérées comme moins dangereuses.

Tout d’abord l’homéopathie, cette médecine a une place toute particulière en France, étant donné que 56% en 2011 l’utilisent pour se soigner, et 36% se déclarent comme des utilisateurs réguliers.
En Chine, la médecine traditionnelle comme nous avons pu le voir, a encore de beaux jours devant elle, et continuera son développement.
Néanmoins, ces traitements ont leurs limites même s’ils peuvent à améliorer servir l’accompagnement et parfois la guérison du patient. Ainsi 30% de la guérison du patient dépend de l’effet placébo : celui-ci leur donne confiance, notamment dans le cas de traitements lourds. Il n’a pas encore été démontré que les médecines dites traditionnelles pourraient remplacer les médicaments, dans le cas de traitement à prendre sur de longue durée, contre des maladies graves, auto-immunes…

  • Les opérateurs téléphoniques

Les opérateurs téléphoniques commencent à rentrer sur le marché des bases de données notamment grâce au dossier médical personnalisé : le DMP, nécessitant des accords et des agrégations pour transmettre les données officielles.
Deux opérateurs, parmi les trois historiques sont sur ce marché : Orange (par sa filiale Orange Healthcare) et SFR. Orange Healthcare propose des services autour de trois axes : les services pour les professionnels de santé, le maintien à domicile et la télésurveillance, et la prévention et le bien-être via le portail santé dédié (www.femme.orange.fr). Orange Healthcare a pu développer des projets innovants : notamment lors d’un partenariat avec Sorin, pour la mise en place d’une solution pour les patients porteurs d’appareil cardiaques permettant un suivi à distance.
SFR s’est développé sur l’aide au maintien à domicile des séniors grâce à un appareil permettant de relier les séniors au reste de leur famille : SFR Family Connect.

  • Les constructeurs téléphoniques

Les constructeurs téléphoniques ne sont encore que très peu nombreux à investir le marché de la e-santé (la santé sur les plateformes digitales). La plupart de leur visibilité se fait pour le moment à travers d’entreprises partenaires qui créent des produits accessoires ainsi que des applications pour améliorer la santé du quotidien. Si les constructeurs téléphoniques ne
semblent que peu présents actuellement, Apple semble recenser la plupart des applications, il est néanmoins fort probable que de plus en plus d’applications seront disponibles pour Apple et Android.
Comme énoncé précédemment, il faudra rapidement mettre en place une législation nationale et à terme mondiale de conformité « santé » officielle pour tous les accessoires et applications disponibles sur le marché.

  • La télémédecine, les éditeurs de logiciels…
    • Les éditeurs de logiciels (McKesson, CompuGroup Medical, Corwin, Medisys, Meditrans etc.) : ils nécessitent une autorisation légale, qu’ils conservent pendant une certaine durée, pour commercialiser leurs logiciels.
    • Les prestataires de services informatiques, notamment des précurseurs en France avec Atos, qui possédait le marché pour mettre en place le Dossier Médical Personnalisé. Au niveau mondial IBM est un des acteurs principaux
    • Les hébergeurs de données de santé tels que : CSI, Carestream Health, Cegedim, Cerner, Sigems…
    • Les prestataires de services de télémédecine et de télésanté (Intervox, H2AD, Wengo Santé, N2TS…

Sources :

Burk Barry, Smarter Healthcare: Perspectives on Innovation

PRnewswire

IPSOS (L’homéopathie fait de plus en plus d’adeptes)

Pharmaceutical Market Trends

Acteurs Public (DMP : 71 millions d’euros pour les prestataires privés)

DMP (liste des logiciels DMP compatibles)

Crédit Photo : blog.gigya.com

May 20, 2013

Un nouveau partenaire digital : ASIP, la vision légale de l’e-santé

ASIP

Nouvelle vision de la santé en ligne, l’ASIP : Agence des Systèmes d’Informations de santé Partagé.

L’ASIP a été mise en place par le biais de ce site internet en 2012, est très active sur la toile : les communiqués de presse, les nouvelles issues de toutes l’Europe, un compte twitter quotidien https://twitter.com/esante_gouv_fr… En charge du développement des systèmes de santé, cette plateforme est amenée à se développeer, comme le montre plusieurs offres d’emplois. Elle est de plus responsable du Dossier Médical Personnel, qui permettrait de réunir des informations patients pour les redistribuer à plus grand nombre et ainsi améliorer la santé globalement et limiter les risques.

L’ASIP représente le gouvernement, sur la plateforme digitale. Elle est en charge de plusieurs missions notamment :

  • La maîtrise d’ouvrage des projets de systèmes d’information en santé qui lui sont délégués par ses membres ;
  • La réalisation et le déploiement du Dossier Médical Personnel (DMP), et en particulier la maîtrise d’ouvrage de son hébergement ;
  • La définition, la promotion et l’homologation de référentiels, standards, produits ou services contribuant à l’interopérabilité, la sécurité et l’usage des systèmes d’information de santé et de la télésanté, ainsi que la surveillance de leur bonne application ;
  • La participation à la préparation et à l’application des accords ou projets internationaux dans le domaine des systèmes de partage et d’échange de l’information de santé, à la demande du ministre ou des ministres compétents
  • … Pour un détail plus exhausitf merci de consulter le site de l’ASIP : http://esante.gouv.fr/.

Cette institution a pu à travers différents rapports mettre en avant, la nécessité de réformes et des gestions des données nécessaires en France, rapport de Syntec Numéric.

Crédit photo : http://esante.gouv.fr/