Archive for June, 2013

June 30, 2013

Bracelet connecté … la suite

WITHINGS pulse

 

Dans un post précédent j’ai pu vous présenter les trois bracelets classiques qui sont actuellement sur le marché, d’autres concurrents arrivent…

Il s’agit tout d’abord de Withings qui propose tout un panel d’objet connecté :

  • Pulse, constitue son “health tracker” ou bracelet connecté. Le principal avantage de Pulse est qu’il n’est pas nécessaire de porter un bracelet pour l’avoir en permanence sur soi. Le second avantage est pas des moindres est qu’il estime les dénivelés, la vitesse de nos pas (ou de notre course), calcule le rythme cardiaque et permet d’optimiser ses nuits. Connecté directement à son smartphone, le petit Pulse constitue un beau condensé de tous les avantages des autres bracelets.
  • A cela se rajoute différents autres objets dont la balance faisant le lien direct entre le bracelet et le smartphone.
  • Enfin cette entreprise est reconnue par l’Etat et propose des appareils non seulement design mais reconnus pour leurs efficacités : ils ont pu obtenir une notation de 19/20 sur le site officiel de test des applications  santé !
  • Ces applications sont disponibles sur Android et Iphone.

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Un autre objet arrive directement de Finland, il s’agit du Bio-patch mis au point par KTH Royal Institute of Technology.

Ce patch magique se colle directement sur la peau et permet de collecter des informatiques cardiaques ou neurologiques et de les transmettre directement à des professionnels de santé pour un meilleur suivi.

Sans faire concurrence aux précédents objets connectés analysés, et en ayant une vision réellement médical ce patch pourrait permettre de prévenir les avc et autres risques d’attaques cardiaques pour les personnes sensibles.

 

Source :

http://www.withings.fr/

http://www.kth.se/

June 24, 2013

Fitbit Flex, Fuelband, Jawbone Up … les accessoires qui vous mesurent au quotidien

fitbit-flex-live-14-600x458

 

 

Invitée à une soirée geek (merci fanny!) j’ai eu l’occasion de découvrir un produit de plus en plus commun le fitbit flex.

Ce bracelet pas forcément dernier cris du design, est un  outil faisant office de podomètre et de suivi du sommeil. Comment cela fonctionne t il ? Simplement en bluetooth avec un smartphone connecté pour lui permettre de récupérer et d’analyser les données. Cela incite à moins flemmardise comme l’explique le journal du geek qui ont pu tester les trois produits : on ne fait pas forcément plus de sports, mais on bouge plus pour que le nombre de pas augmente sur le produit.

Quelle différence entre les trois ?

  • Pour le design en plus le jawbone up est définitivement le gagnant (le plus à droite sur la photo).
  • Pour une application plus perfectionnée, le fitbit flex semble remporter la palme, l’application est plus détaillée et performante : un vrai “coaching” personnalisé se met en place. De plus pas besoin de brancher le bracelet au téléphone,  celui s’actualise automatiquement.
  • Enfin concernant Nike, ce dernier possède moins d’option que ces concurrents (pas de possibilité de sieste ou d’analyse du sommeil) et comme on peut le constater est beaucoup moins discret… Peu d’avantage ressorte de ce produit…

Un nouvel outil pour prendre soin de vous, en maintenant un suivi quotidien…

Dans l’attente d’une application testée par DMD (site gouvernemental testant les applications), Fitbit Flex est actuellement en phase de test dans 4 villes françaises Lyon Marseille Bordeaux et Lille pour mettre en avant les effets bénéfiques sur la santé, et les autres avantages qu’il peut apporter.

Affaire à suivre…

 

Source  et crédit photo : journal du geek : http://www.journaldugeek.com/2013/06/03/test-fitbit-flex/http://www.journaldugeek.com/2012/08/20/test-nike-fuelband/http://www.journaldugeek.com/2013/05/20/test-jawbone-up/

June 17, 2013

Rapport du LEEM 2012 – un état des lieux très complet

LEEM BIlan économique

Tout d’abord, un grand merci pour le LEEM : ce rapport est très complet et offre un état des lieux complets de la santé en France.

Les principaux fonctionnements sont rappelés : comment un médicament peut il être commercialisé en France, quels sont les circuits de distribution principaux, quels sont les enjeux des remboursements…

En quelques chiffres que peut on en retenir ?

Le chiffre d’affaire généré par les médicaments sur le territoire français, tant à diminuer : 2% en 2012 par rapport à 2011, or le chiffre d’affaires global généré par les médicaments augmentent : +6…  D’où vient cette croissance ? Principalement de l’export, toutes ventes hors du territoire français, qui augmente de plus de 15%! Cette export s’effectue pour la moitié en Europe.

Le chiffre d’affaire des officines et celui des hôpitaux stagnent depuis maintenant 3 ans (depuis 2010).

D’où peut provenir ce ralentissement du chiffre d’affaire ? La crise bien sûr… Mais le remboursement des génériques, de plus en plus importants : 37,5% aident aussi beaucoup.

De nombreuses données sont disponibles sur les officines, principalement sur la répartition de leur chiffre d’affaires, ce dernier est généré au 3/4 par des médicaments remboursables. Or la part de CA non remboursable par rapport au CA remboursable qui était à 7% en 2007 est actuellement à 11%.

Si l’analyse peut aussi se faire par rapport à d’autres pays, on peut constater que la France a “limité” la casse en ne bénéficiant que d’une variation de 2 points entre 2011 et 2012 par rapport à son chiffre d’affaire mondial sur le médicament (les USA ayant perdu 4 points, le Japon 1).

Enfin nous pouvons conclure, au niveau des chiffres marquants, sur une certaine constance pour la répartition des dépenses de santé publique : 45% hôpitaux & cliniques, 25% ambulatoires (médecins & auxiliaires de vie) 20% médicaments.

Crédit photo et sources : http://www.leem.org/sites/default/files/Bilan_Economique-Ed_2013.pdf

June 16, 2013

Temps difficiles pour les pharmacies…

pharmacie

La crise n’épargne malheureusement pas les officines… Elles sont les premières touchées par la crise et les réductions budgétaires.

Comment fonctionne une officine ?

Le pharmacien  doit être propriétaire de l’officine dont il est titulaire. Il ne peut être exploitant que d’une seule officine car il est tenu à une obligation d’exercice personnel. Il peut être aidé  de préparateurs en pharmacie ainsi que d’autre pharmaciens.

Depuis peu, les titulaires de pharmacie peuvent aussi avoir une activité de commerce en ligne, celle ci nécessite une autorisation de l’entité gouvernementale régionale représentée par une ARS (Agence Régionale de Santé). Cette activité digitale est dépendante de l’activité de l’officine : si l’officine ferme, le site internet doit fermer.

Aujourd’hui comment a évolué la situation ?

Il existe près de 20 000 officines en France. Les pharmaciens ont un statut très particulier qui les place au milieu de tous les acteurs avant le patient final.
En effet, ils subissent les aléas des remboursements de la Sécurité Sociale, et avec les diminutions de prix des politiques publiques et des laboratoires, ils voient leurs marges diminuer d’année en année. Ils ont un rôle à la fois social et médical ; néanmoins, ce premier n’est pour le moment pas assez reconnu publiquement. La libéralisation des ventes en ligne au
début de 2013, ne va pas aider les pharmaciens français, même si les prix en ligne devraient être supérieurs par rapport aux prix en officine.
Il existe plusieurs associations de pharmaciens leur permettant d’optimiser leurs gestions, de mieux se former, et de pouvoir bénéficier d’avantages à l’achat, comme par exemple le groupement PHR, qui compte 2600 officines au total et qui a lancé en 2001 l’enseigne Viadys (300 officines) et l’enseigne Pharma Références en 2007 (300 officines). Les pharmaciens restent ainsi propriétaires de leurs officines, mais ont certaines contraintes : le nom de l’enseigne, l’agencement de certains produits de parapharmacie à vendre… Les grossistes répartiteurs se diversifient en créant leur propre groupement, dans l’attente d’une libéralisation du marché, et comme conséquence de marges de plus en plus réduites : OCP a ainsi créé Pharmactiv, Alliance Boots a créé Alphega pharmacie et Phoenix a, lui, lancé Plus Pharmacie.

Quelles sont les conséquences aujourd’hui ?

  • 25 % des jeunes diplômés ne deviennent pas pharmacien après la fin de leurs études, selon les chiffres sur la démographie de l’Ordre des pharmaciens. Seulement 3 % des 2 324 nouveaux inscrits à l’Ordre des pharmaciens rejoignent la section A des pharmaciens titulaires d’officine. 68 % des nouveaux inscrits rejoingnent celles des pharmaciens adjoints.
  • En 2012, 103 officines ont fermé. Ces officines étaient néanmoins dans des lieux possédant proportionnellement au nombre d’habitants un nombre d’officines déjà supérieur à la normale.
  • Une baisse importante du chiffre d’affaire, comme le montre ce graphique, le taux de marge lui tend à conserver un niveau constant, cela signifie, que le chiffre d’affaire global diminue, mais la marge réalisées sur ce chiffre d’affaire ne diminue pas.

chiffre d'affaire officine

Crédit photo : http://www.lyon-pharmacie.com/

Source : http://www.wk-pharma.fr/

http://www.ordre.pharmacien.fr/Le-pharmacien/Secteurs-d-activite/Pharmacie

http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/pharmacie-vers-la-liberation-de-la-distribution-demedicaments-
5557/#.UY1GZ7Uwqrp 

http://www.observatoire-metiers-entreprises-liberales.fr

June 11, 2013

L’impact social & économique de la “santé mobile” : mhealth

mhealth

Le GSMA (GSM (Groupe Spéciale Mobile) Association) a publié récemment un rapport sur les économies que représenteront la santé mobile, soit la “mhealth”.

Le chiffre le plus parlant s’élève à une économie de plus de 100 milliards d’euros dans l’Union Européenne d’ici à 2017 ! Soit une économie de 25 milliards par an, en 5 ans… Impressionnant surtout quand on sait que les systèmes de remboursement publics peinent à suivre l’augmentation des dépenses de santé publique…

Comment se répartit cette économie ?

  • Bien être & prévention : 69 milliards
  • Diagnostics : 3,7 milliards
  • Traitement et suivi : 32 milliards

à cela se soustrait bien sûr, les formateurs et équipements à installer estimés à 6,2 milliards, soit les 211000 emplois que nécessitent la mhealth pour une installation “propre” en Europe.

Ces coûts signifient une diminution de 537€ des dépenses publiques par patient.

Cette économie pourra dans l’avenir être repartie selon un ratio 1/3 & 2/3, soit un investissement de 66 milliards pour soigner davantage, et un investissement de 33 milliards pour améliorer le déploiement de la mhealth (notamment des nouveaux hôpitaux).

Un exemple est développé pour mieux montrer la rentabilité de cette action : les malades atteints de maladies chroniques, pourront mieux suivre leur traitement et ainsi diminuer leurs absences de leurs lieux professionnels : diminution des remboursements et augmentation de l’efficacité.

Néanmoins nous pouvons nous soulever quelques points : cette étude implique un soutient à 100% des pouvoirs publics, or cela ne risque t il pas d’aller à contre-courant de l’effet recherche, en imposant plutôt qu’en accompagnant ?

Si les économies semblent très importantes, comment peut on s’assurer de leurs utilisations ultérieures, notamment dans des investissements massifs…

Et enfin… qui (pouvoir public, fabricants de terminaux, opérateurs…) osera prendre l’initiative de proposer des mesures…?

Crédit photo : http://mhealthwatch.com/asia-mhealth-to-hit-7-million-by-2017-18224/

Source : http://www.gsma.com/connectedliving/socio-economic-impact-of-mhealth