Les biotechnologies “biotechs” et autres innovations technologiques

biotechs

Biotechs et autres innovations quel est leur avenir ? A quoi correspondent ils ? Voici un aperçu…

  • Les biotechnologies

Les biotechnologies, représentent un ensemble de techniques qui consistent à utiliser des organismes ou parties d’organismes vivants pour fabriquer ou modifier des produits, variétés végétales ou espèces.

Les entreprises de biotechnologies se définissent selon l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) ainsi, « les biotechnologies sont l’application de la science et de la technologie à des organismes vivants, de même qu’à ses composantes, produits et modélisations, pour modifier des matériaux vivants ou non vivants aux fins de la production de connaissances, de biens et de services ».

Les entreprises de biotechnologies ou biotechs sont présentes sur plusieurs secteurs : la santé, l’agriculture, l’informatique,
l’environnement. Nous nous concentrerons plus spécifiquement sur les biotechs du secteur de la santé, dites les biotechnologies rouges. Ces biotechs se classent en plusieurs sous catégories
(d’après l’OCDE) :

  • La nano-biotechnologie
  • Les recherches sur l’ADN/ ARN
  • Les recherches sur les protéines et autres molécules
  • Les recherches sur la culture et ingénierie des cellules et des tissus
  • Les techniques de biotechnologies des procédés
  • Les vecteurs de gènes et d’ARN
  • La bioinformatique

La première société de biotechnologies est fondée en 1976 : Genentech . Depuis les biotechs n’ont fait que progresser et augmenter à la fois en volume et valeurs. Elles permettent aujourd’hui une certaine externalisation de la recherche et développement des laboratoires qui sont prêts à payer un prix considéré comme élevé pour s’assurer une nouvelle molécule.
Les apports positifs sont nombreux : les princeps issus des biotechnologies peuvent difficilement être copiés par des laboratoires de génériques, ils ciblent la maladie et diminuent ainsi considérablement les effets secondaires. Enfin ils permettent une externalisation, de la recherche et potentiellement une plus grande chance de réussite dans la découverte :
particulièrement si plusieurs laboratoires de biotechnologies recherchent un même traitement.
Nous pouvons résumer le destin des laboratoires de biotechnologies en deux catégories, se faire racheter avant l’introduction en bourse, ou réussir son introduction en bourse et se faire racheter alors.
Peu de laboratoires de biotechnologie réussissent à rester indépendant si leurs recherches et développements aboutissent à des développements probants.

“En l’an 2000, le premier laboratoire mondial sera celui qui aura réussi le basculement vers les nouvelles technologies” : J.R Fourtou, P.D.G. de Rhône-Poulenc Rorer.

En France, on répertorie actuellement 446 entreprises de biotechnologies, elles se répartissent ainsi : 266 entreprises développent des produits de santé, 155 développent des produits de service, et les 25 autres entreprises font des produits et services. Les biotechs les plus importantes arrivent à obtenir une cotation en bourse ce qui leur permet de lever davantage de capitaux pour leurs programmes de recherches et développement. Leurs valeurs sont traditionnellement très volatiles (de fortes variations peuvent avoir lieu), 24 étaient cotées en 2011.

A l’international, les biotechs sont majoritairement présentes aux Etats-Unis, au Royaume Uni et en Chine. Ces pays présentent différents avantages comme des facilités de financement pour les premiers, notamment avec les incubateurs qui permettent le sponsoring de plusieurs entreprises, et des coûts de développement moins importants, ainsi qu’une législation pour le moment plus « souple » pour la Chine.

  • Les innovations

Un ensemble d’innovations technologiques est entrain de voir le jour et pourrait bien constituer l’avenir des laboratoires à plus long terme : il s’agit en premier lieu de la photocopieuse d’organe.
Elle permettra à terme de reproduire un nouvel organe à partir de cellules souches, et donc de limiter ainsi les rejets d’organes tels qu’on les connait actuellement. Néanmoins, cette  technologie n’en est encore qu’à ses prémisses et même si la science connait de rapides progrès, il reste de nombreux obstacles à dépassser.

Puis, la découverte et démocratisation du génome humain : il est aujourd’hui devenu accessible au plus grand nombre. On prédit dans quelques années un coût à seulement 100€ alors qu’il s’établit aujourd’hui à 1 000€ et que le premier décriptage avait coûté 3 milliards de dollards en 2001.
Ce nouveau prix, bien plus abordable, va considérablement favoriser la médecine personnalisée et permettre de mieux comprendre quels traitements peuvent être adaptés et ainsi diminuer les effets secondaires. Cette découverte a aussi permis de révéler une multitude de déclinaisons de maladie. On répertoriait par exemple seulement 4 leucémies jusqu’à
présent, or avec la découverte du génome humain, les scientifiques ont découvert que génétiquement il en existait

Crédit photo : Forbes

Sources :

Eurosanté, Biotechnologies et santé enjeux stratégiques et perspectives pour le nord -pas de calais

PWC, La Biotech réinventée Et maintenant, que faites-vous ?

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